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Mercredi 5 avril 2006

Ebauches pour une écologie de transformation

Le sursaut nécessaire

par Jean Desessard

Vingt ans après leur création, les Verts et l'écologie

politique sont de nouveau confrontés

à un choix stratégique crucial.

Crise sociale et crise écologique gravissimes, il faut agir d’urgence.

De 1984 à 1994, le ni-ni a correspondu à l'apparition d'une pensée nouvelle pour la société

française : la prise en compte de la problématique environnementale. De 1994 à 2005, les Verts ont fait le choix de l'accord électoral avec la gauche traditionnelle et la participation au pouvoir à tous les niveaux, villes, régions, gouvernement.

Aujourd'hui, la prise de conscience écologiste traverse toute la société et chacun y va de sa petite initiative pour préserver l'environnement. Les Verts sont crédités de cette prise de conscience, mais si l'on reconnaît le bien fondé de leurs analyses, leurs propositions sont jugées maximalistes. Face à l’urgence, nous devons arriver à faire comprendre que l'écologie est l'affaire de tous et pas seulement de quelques citadins intellectuels et aisés.

C'est le défi que nous devons absolument relever.

 

Nous ne pouvons pas continuer à jouer les porteurs d'idées, les aiguillons d'une gauche traditionnelle encore idéologiquement attachée à l'idée de croissance et de progrès technique comme garants du progrès social.

Nous devons être dès maintenant le moteur de la transformation !

Mais cela nécessite des choix :

- Celui de s'allier les classes populaires qui subissent de plein fouet, les délocalisations,

la précarisation, la casse des garanties sociales.

- Celui de choisir le camp de l'alter mondialisme, du refus du néolibéralisme de l'OMC et celui, actuellement en vigueur en Europe.

- Celui de dépasser le catastrophisme, les incantations pour proposer des mesures concrètes, applicables.

Pour cela, les Verts doivent porter un message social. J'ai demandé à des ami.e.s d'écrire les contributions qui sont publiées ici dans l'objectif de dessiner les premiers contours, les grandes lignes, d'une écologie de transformation, d'une écologie populaire.

 

 La mise en œuvre de ce projet nécessite un sursaut de notre parti qui doit devenir un parti ouvert à la société, un parti ouvert aux classes populaires, un parti qui représente la diversité de notre société, un parti qui, au-delà de la sympathie qu'il inspire, donne envie de se battre à nos côtés.

Cette campagne des Présidentielles pour une écologie sociale sera, je l'espère, le point

de départ de ce sursaut.

 

Par Jean Desessard - Publié dans : Contributions programmatiques
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